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Formation au japonais

Posted on | avril 27, 2011 | Commentaires fermés sur Formation au japonais

 

 

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Hokusai ou le vieux fou de dessin

Posted on | mai 19, 2011 | Commentaires fermés sur Hokusai ou le vieux fou de dessin

Par Emilie Joulia

Hokusai (1760-1849), fût sans doute le plus célèbre des peintres et dessinateurs japonais de sa génération, le plus extraordinaire, et celui dont la renommée a le plus rapidement franchi les mers.


« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin ».
Katsushika Hokusai, Postface aux cent vues du mont Fuji.

 

 

Hokusai Katsushika (1760-1849), connu sous le nom de Hokusai, est un peintre, dessinateur spécialiste de l’ukiyo-e (1), graveur et auteur d’écrits populaires japonais. Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Gauguin, Van Gogh et Claude Monet, ce qui créa un mouvement artistique appelé « japonisme ». Il signa parfois ses travaux, à partir de 1800, par la formule Gaky?jin, « le Fou de dessin ».

Série des Grandes Fleurs <i>Lys</i>, 1833-1834, Impression polychrome (nishiki-e), format ôban

Série des Grandes Fleurs Lys, 1833-1834, Impression polychrome (nishiki-e), format ôban
Editeur : Eijudô, Signature : zen Hokusai Iitsu hitsu, Legs Isaac de Camondo, 1911, EO 1641 © musée Guimet / Thierry Ollivier

Hokusai reste une personnalité authentique qui peint la vie, l’éternité, l’espace, les choses, les relations de l’homme à la nature. Artiste du peuple, il est mort presque ignoré, sinon méprisé de la classe aristocratique. La vogue énorme de son talent dans la classe populaire ne s’est guère étendue au-delà des lettrés et des dilettantes de la petite bourgeoisie.

Trente-six vues du Mont Fuji ( Fugaku sanjûrokkei) <i>Vent frais par matin clair</i> ( Gaifû kaisei), 1830-32, Impression polychrome (nishiki-e), format ôban

Trente-six vues du Mont Fuji ( Fugaku sanjûrokkei) Vent frais par matin clair ( Gaifû kaisei), 1830-32, Impression polychrome (nishiki-e), format ôban
Editeur : Eijudô, Signature : Hokusai aratame Iitsu hitsu, Legs Charles Jacquin, 1938, AA 380 © musée Guimet / Thierry Ollivier
A lire absolument :

<i>Hokusaï, les cent vues du Mont Fuji</i>, Editions Hazan

Hokusaï, les cent vues du Mont Fuji, Editions Hazan
Texte Emilie Joulia @ Tous droits réservés

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C’est quoi les sushis ?

Posted on | mai 10, 2011 | Commentaires fermés sur C’est quoi les sushis ?

Il est difficile de dater avec certitude l’apparition des premiers sushis. Ils seraient apparus aux alentours du Ve siècle av. J.-C., date à laquelle la riziculture s’installa au Japon. Le sushi est une préparation de riz, et non de poisson. Ce riz, idéalement de bonne qualité et préparé avec du vinaigre, peut se marier avec toutes sortes d’ingrédients. Historiquement, le riz servait à la conservation du poisson. L’ancêtre du sushi est le narezushi, mais est réservé à des gourmets très avertis, car la maturation est très longue.

Il y a plusieurs sortes de sushi, notamment :

Nigirizushi

  • Le nigirizushi (????, littéralement sushi tenu) consiste en une boule de riz vinaigré (shari) sur laquelle est posée un neta : une tranche de poisson cru ou cuit, mais aussi des crevettes, des oursins, du crabe, de l’omelette, des légumes et bien d’autres choses encore. Un peu de wasabi est aussi ajouté.
  • Le gunkanmaki (???, littéralement rouleau « Vaisseau de guerre ») est un type particulier de nigirizushi proche du maki (?, rouleau). Il consiste en une simple boule de riz enveloppée dans une bande d’algue nori d’environ 4 centimètres, sur lequel seront déposés des aliments au choix, le plus connu en Occident étant celui orné d’œufs de poissons.
  • Le temarizushi (?????, littéralement sushi temari) est un sushi de forme sphérique. « Temari »(??? littéralement balle de main, au même sens que handball) étant une balle japonaise traditionnellement destinée aux filles, qui jouaient à la balle, en chantant et en continuant à la faire rebondir sur le sol avec la main. Bien que peu connu dans nos contrées, sa préparation est plus aisée, il est donc largement plus courant dans les repas de famille japonais « faits à la maison ».

Makizushi

  • Le makizushi (????), est obtenu en prenant une feuille d’algue séchée (nori) en étalant dessus une couche de riz et sur le tout du poisson et des légumes. Il suffit alors de rouler l’ensemble et de « coller » la feuille d’algue en l’humidifiant. Le rouleau est ensuite découpé en tranches. Le modèle de petit diamètre s’appelle hoso-makizushi (2 cm), des variantes de plus gros diamètres sont dénommées naka-makizushi (3 cm) et futo-makizushi (4 cm). Le ura-makizuchi est un modèle californien avec une couche de riz par dessus la feuille de nori.

Temakizushi

  • Le temakizushi (?????, littéralement « sushi roulé à la main ») est un cône formé d’une feuille d’algue séchée remplie de riz et d’autres ingrédients (poissons, légumes, etc.). On mange des temakizushi à la main.

Le riz à sushi est assaisonné de vinaigre de riz, de sel et de sucre. Les sushi se mangent avec des baguettes ou avec les doigts. On peut leur ajouter du wasabi, puis les tremper dans une coupelle de sauce de soja. Entre chaque sushi différent, on peut manger une tranche de gingembre mariné pour retirer le goût du précédent. Les boissons servies en accompagnement peuvent être le thé vert (notamment le Bancha Hojicha), du saké frais ou tiède, ainsi que la bière. Il est déconseillé de boire de l’eau avec les sushis, car elle inhiberait les récepteurs de goût de la bouche.

Au Japon, on peut manger des sushi au restaurant, un sushiya luxueux mais aussi dans un bar à sushi au comptoir ou bien dans un kaitenzushi (littéralement sushi tournant) où les plats bon marché de couleurs différentes suivant leur prix tournent tout autour de la table. Même dans ce pays pourtant réputé cher, on peut trouver dans les grandes villes des sushis tournants où les plus gros appétits seront satisfaits pour seulement une douzaine d’euros.

Le développement des restaurants d’inspiration japonaise en Occident servant des produits plus ou moins industriels ne doit pas faire oublier ce qu’est un vrai sushi, préparé au fur et à mesure par un cuisinier ayant suivi une formation poussée, et façonné avec des produits de toute première qualité. Il ne faut pas confondre les sushi avec les sashimi.

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L’ Histoire du Manga, reflet de la société japonaise contemporaine

Posted on | mai 10, 2011 | Commentaires fermés sur L’ Histoire du Manga, reflet de la société japonaise contemporaine

Il existe un paradoxe de la bande dessinée japonaise : inconnu il y a encore 50 ans en Occident, ce genre littéraire et artistique vit pourtant le jour à la suite de l’influence occidentale sur une société qui sut s’ouvrir au monde dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Le Petit Robert donne la définition suivante du manga en 1995 : « Littéralement, image dérisoire : bande dessinée, dessin animé japonais ». Cette définition littérale est pourtant partielle par sa connotation péjorative.

Certes issu du monde de la caricature de presse comme en Occident, le manga se distingue de la représentation picturale classique, médiévale ou même antique par sa popularité rendue possible grâce aux techniques d’impressions et de diffusions contemporains.

Sa naissance s’étale dans le temps, entre l’arrivée des Occidentaux sur les îles japonaises et l’apparition des caricatures de presse dans les années 1880. Il faudra attendre la fin des années 1950 pour que le genre soit codifié par Osamu Tezuka, créateur d’un véritable mythe national : Astro Boy. Le développement du savoir et des connaissances appuyèrent la croissance d’un phénomène qui, à ce jour, touche absolument toutes les générations.

Karyn Poupée, correspondante de l’Agence France Presse au Japon, dévoile cette histoire d’un genre littéraire, unique dans nos civilisations et qui, à travers lui, nous permet de découvrir aussi les mutations d’une société méconnue et d’une extrême richesse.

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Le vieil homme qui vendait du thé, un livre de François Lachaud

Posted on | mai 4, 2011 | Commentaires fermés sur Le vieil homme qui vendait du thé, un livre de François Lachaud

Pour mieux connaître le Japon, nous vous proposons une lecture formidable. Le vieil homme qui vendait du thé, un petit livre de grande beauté et de grand savoir, dû à François Lachaud, japonisant de langue française parmi les meilleurs, qui nous ouvre un monde peu connu : celui d’Edo, dans une période allant de 1600 à 1850. Un voyage culturel, aussi agréable qu’une étude historique mais qui se révèle aussi réconfortant que le thé !

A l’image très négative de la « retraite » dans le monde moderne, souvent imposée à l’individu, en le marquant du stigmate de l’inutilité, François Lachaud oppose le retrait « volontaire » du monde, assimilé à une « excentricité », une position « hors du cercle » social conventionnel. Cette recherche de la solitude, liée à une démarche de méditation et de réflexion, est un cheminement vers la sagesse, vers un bien-être intérieur, fait de vacuité, d’humilité envers soi même et de compassion envers autrui.

La démarche peut avoir un caractère plus ou moins religieux, le bouddhisme n’est jamais loin ; mais elle peut aussi être « au-delà » du religieux ; certains des héros exemplaires de cette étude, ont quitté l’état religieux, l’ont dépassé, afin de se livrer à leur excentricité. La démarche est personnelle, parfois initiée par un sage, un ancien, que le destin place sur la route.

La civilisation d’Edo aux 17 et 18 ème siècles offre le tableau contrasté d’un despotisme doux, d’un monde de lettrés, dans lequel se déploient à la fois des aspirations religieuses, un goût prononcé pour les beaux-arts et des cheminements philosophiques tournés vers le refus des normes en cours.

François Lachaud prend l’exemple d’un ancien moine de l’Ecole Obaku, connu sous le nom de Baisao, ou encore son nom de lettré Ko Yugai : le vieil homme qui vendait du thé. Ko Yugai renonça à tout bien terrestre, à tout logis, pour déambuler le long des routes proposant du thé à qui le souhaitait : car excentricité et retrait du monde ne veulent pas dire égoïsme ; car il faut bien subsister d’une manière ou d’une autre même si l’on se livre à l’ascèse et au dépouillement, car l’excentricité s’accompagne du rite du thé, bienfaisant, boisson divine, dont les rites de fabrication et de dégustation mènent à une extase discrète qui a la qualité de pouvoir être répétitive.

Le lien entre la démarche vers la sagesse et le rituel du thé est un des aspects les plus captivants de cette étude. Le récit est recherché, souvent drôle ou pince sans rire ; des parallèles avec notre culture occidentale sont habilement disséminés dans la démonstration ; de nombreuses illustrations, reproductions d’estampes et de calligraphies accompagnent la lecture. Ce livre est fluide, enrichissant et plein d’heureuses surprises ; et puis il y a quelques beaux poèmes, des hymnes à la céleste boisson, dont voici un des plus ravissants exemples évoquant en ses derniers vers le poête Lu Tong, disparu méditer dans les montagnes :

Ma porte de broussailles bien close ; nul visiteur vulgaire.
Un chapeau de soie ceint ma tête, j’infuse et bois le thé.
Nuages de fumée bleue, au vent emportés, point ne se déchirent.
Lumière de blanches fleurs figées à la surface du bol.
Un premier bol : gorge et lèvres humectées.
Un second bol : enfuis les maux de la solitude.
Un troisième bol parcourt mon ventre vide,
Et n’y laisse que cinq mille volumes de caractères !
Un quatrième bol : une légère sueur perle.
Les injustices de mon quotidien,
Par tous mes pores s’échappent.
Un cinquième bol : ma peau et mes os sont purifiés.
Un sixième bol : je communique avec les immortels.
Le septième bol, je ne puis le boire.
Dessous mes aisselles je sens la passée d’un vent pur ;
Où est le Mont Penglai ?
Le Maitre de la Rivière de Jade y retourne, juché sur ce vent pur.

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Le Japon : une histoire du soleil levant (2nde partie)

Posted on | mai 4, 2011 | Commentaires fermés sur Le Japon : une histoire du soleil levant (2nde partie)

Confiné à l’archipel, le pays demeura sous la tutelle des États-Unis jusqu’en 1951 (traité de San Francisco). Ceux-ci imposèrent une nouvelle constitution, plus démocratique, et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du Japon. L’économie se rétablit ainsi rapidement et permit le retour de la prospérité dans l’archipel dont les Jeux olympiques de T?ky? et le lancement du Shinkansen en 1964 furent les symboles.

Des années 1950 jusqu’aux années 1980, le Japon connaît un apogée culturel et économique et une formidable croissance. Toutefois, ce « miracle économique » prend fin au début des années 1990, date à laquelle la bulle spéculative japonaise éclate, marquant le début de la « décennie perdue ». Ces années sont aussi marquées par une certaine instabilité politique (avec la première chute d’un gouvernement par une motion de censure en 1993) et plusieurs catastrophes d’origines humaine (Attentat au gaz sarin dans le métro de T?ky? en 1995) ou naturelle (tremblement de terre de K?be, également en 1995).

Actuellement, bien que sa part soit relativement faible dans les finances de l’État, le Japon occupe, en matière de budget militaire, la cinquième place dans le monde en chiffres absolus, mais l’importance de ce budget ne fait pas pour autant du Japon une grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet le maintien d’une armée, le droit de belligérance et le lancement de toute opération militaire en dehors de ses frontières autre que dans le cadre de l’autodéfense. La « force d’autodéfense » japonaise est un corps militaire professionnel disposant de moyens techniques avancés.

Avec la guerre en Irak en 2003, la Constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire dans le cadre d’opérations à caractère strictement non militaire (reconstruction, aide humanitaire…). De la sorte, le Japon espère acquérir un rôle diplomatique plus en rapport avec sa puissance économique.

Le 11 mars 2011, un grave séisme de magnitude 9,0, suivi d’un tsunami, frappe l’est du T?hoku autour de Sendai, provoquant la mort de plusieurs milliers de personnes, de très graves dégâts dans toute la partie nord-est de Honsh? et l’accident nucléaire de Fukushima.

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Histoire de l’écriture japonaise…

Posted on | avril 27, 2011 | Commentaires fermés sur Histoire de l’écriture japonaise…

L’écriture japonaise est venue de Chine au IVe siècle. Il n’y a pas de preuve définitive d’écriture spécifiquement japonaise utilisée au Japon auparavant.

Il existe plusieurs formes d’écriture primitives appelées jindai moji (également kamiyo moji, ????, lit. « écriture de l’âge des dieux ») qui fut trouvée récemment, quelques caractères vaguement pictographiques, quelques caractères runique en apparence, et d’autres très proches des Hangul coréens. Ils sont maintenant considérés comme des faux utilisés pour promouvoir le nationalisme japonais qui auraient été crées dans les années 1930. Des exemples peuvent être trouvés sur Internet Sinmoji.

Initialement, les sinogrammes n’étaient pas utilisés pour écrire le japonais; être lettré signifiait posséder l’habileté de lire et écrire le Chinois classique. Il existait autrefois un système appelé kanbun (??), qui utilisait à la fois les caractères chinois (kanji) et quelque chose de très similaire à la grammaire chinoise, des marques diacritiques étaient placés à côté des caractères chinois pour aider à faire comprendre l’équivalent japonais. La première chronique historique écrite du Japon, le Kojiki (???), aurait été compilée avant 712, et aurait été écrite en kanbun. Aujourd’hui, les universités japonaises et quelques lycées enseignent toujours le kanbun dans leur cursus littéraire.

Il n’y a pas eu de système d’écriture de la langue japonaise orale jusqu’au développement du man’y?gana (????), qui utilisait des caractères chinois pour leurs propriétés phonétiques (dérivées de leur lecture chinoise) plutôt que de leur valeur sémantique. Man’y?gana a initialement été utilisé pour écrire de la poésie, comme dans le Man’y?sh? (???), qui fut compilé avant 759 et qui donna son nom au système dérivé. Les Hiragana et katakana sont tous deux dérivés du man’y?gana.

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Le Japon : une histoire du soleil levant (1ère partie)

Posted on | avril 27, 2011 | Commentaires fermés sur Le Japon : une histoire du soleil levant (1ère partie)

Le Japon est peuplé depuis le paléolithique. La présence humaine est attestée sur plusieurs niveaux de fouille depuis plus de 12 000 ans par le peuple indigène paléo-sibérien Aïnous, premiers habitants du Japon. À la faveur du réchauffement climatique suivant la glaciation de Würm, les Aïnous sont restés isolés de l’Eurasie et ont développé une forme de culture basée sur la chasse, la cueillette et la pêche qui a perduré jusqu’au début du XXe siècle.

Jimmu, fondateur légendaire du Japon (par Tsukioka Yoshitoshi)

Les premières vagues migratoires de l’ère moderne auraient débuté à partir du VIIe siècle avant notre ère. La légende rapporte que le Japon fut fondé au VIIe siècle av. J.-C. par l’empereur Jimmu. Le système d’écriture chinois, ainsi que le bouddhisme furent introduits durant les Ve et VIe siècles par les moines bouddhistes chinois et coréens, amorçant une longue période d’influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, des régents du clan Fujiwara (du VIIIe siècle au milieu du XIe siècle) aux shoguns (général en chef des armées, à partir de 1192). L’apogée de l’autorité impériale se situe au début de l’époque de Nara (première partie du VIIIe siècle) et à la fin de celle de Heian par le biais du système des empereurs retirés (d’environ 1053 jusqu’à 10851092).

À partir du XVIe siècle, des commerçants venus tout d’abord du Portugal (1543), puis des Pays-Bas et d’Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du XVIIe siècle, le bakufu (shogunat) Tokugawa craignit que ces missionnaires portugais fussent la source de périls analogues à ceux que subirent ses voisins (telles les prémices d’une conquête militaire par les puissances européennes ou un anéantissement total[17]) et la religion chrétienne fut formellement interdite en 1635 sous peine de mort accompagnée de torture. Puis, en 1639, le Japon cessa toute relation avec l’étranger, à l’exception de certains contacts restreints avec des marchands chinois et néerlandais à Nagasaki, précisément sur l’île de Dejima.

Cet isolement volontaire de deux siècles dura jusqu’à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s’ouvrir à l’Occident par la politique de la canonnière en signant la convention de Kanagawa en 1854 après le pilonnage des ports japonais.

En seulement quelques années, les contacts intensifs avec l’Occident transformèrent profondément la société japonaise. Le shogun fut forcé de démissionner et l’empereur fut réinvesti du pouvoir.

La restauration Meiji de 1868 mit en œuvre de nombreuses réformes. Le système de type féodal et l’ordre des samouraïs furent officiellement abolis et de nombreuses institutions occidentales furent adoptées (les préfectures furent mises en place). De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d’importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905), dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taïwan et d’autres territoires.

L’empereur Meiji (1909)

L’expansionnisme militaire du Japon avait débuté dès le début du XXe siècle avec l’annexion de la Corée en 1910. Il prit de l’ampleur au cours de l’ère Sh?wa avec l’invasion de la Mandchourie en 1931 puis des provinces du nord de la Chine. En 1937, l’empire se lança dans une invasion de la Chine qui débuta avec le bombardement stratégique de Shanghai et de Canton, ce qui entraîna une résolution de blâme de la Société des Nations à l’encontre du Japon mais surtout un écrasement des forces du Guomindang. Plus de deux cent mille civils chinois furent exterminés lors du massacre de Nankin (Nanjing) par l’armée impériale japonaise.

L’attaque sur Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaii en 1941, visant à détruire une partie de la flotte de guerre américaine, engagea l’empire dans la Seconde Guerre mondiale au côté de l’Axe. Le Japon agrandit dès lors encore son emprise jusqu’à occuper la Birmanie, la Thaïlande, Hong Kong, Singapour, l’Indonésie, la Nouvelle-Guinée, l’Indochine française et l’essentiel des îles du Pacifique. Ce gigantesque empire militaire, appelé officiellement Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, était destiné à servir de réservoir de matières premières. L’occupation de ces territoires fut marquée par d’innombrables exactions à l’encontre des populations d’Extrême-Orient, crimes pour lesquels les pays voisins du Japon demandent toujours des excuses ou des réparations aujourd’hui.

L’empereur Sh?wa procéda finalement à la reddition de l’empire du Japon le 14 août 1945 après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki et l’invasion soviétique du Manzhouguo. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation, en règlement du problème des îles Kouriles du Sud, occupées par cette dernière depuis la fin du conflit.

Le Japon, dont plusieurs des villes majeures ont été dévastées par les bombardements, est occupé par les troupes du Commandant suprême des forces alliées, MacArthur. Celui-ci met en place le tribunal de T?ky? pour juger quelques-uns des dirigeants politiques et militaires de l’empire mais exonère tous les membres de la famille impériale ainsi que les membres des unités de recherche bactériologiques.

 

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